Sans lui, pas d’affaire. Ce journaliste, tendance ATTAC, a fourni à Imad Lahoud les listings

originaux

de Clearstream, que lui avait remis un ancien employé d’Arthur Andersen, Florian Bourges. Il est aujourd’hui accusé de «recel d’abus de confiance» et «recel de vol». Son livre de 2001, Révélation$, qui présentait Clearstream comme une machine secrète au service de tous les blanchiments, a inspiré Imad Lahoud.

L’ouvrage, qui lui a valu plusieurs condamnations, n’a jamais convaincu les experts. Aucune affaire concrète d’argent sale n’a été découverte au sein de Clearstream. Tout simplement, comme l’expliquait en 2006 un magistrat spécialisé, parce qu’il n’y a «pas d’argent, pas de cash» dans cette chambre de compensation, qui transfert les titres d’une banque à l’autre, sans savoir pour le compte de quels clients elle agit. Au procès, Denis Robert fera valoir qu’il a, dès 2006, révélé publiquement qu’Imad Lahoud avait truqué les listings.

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