Un arrêt récent du Tribunal fédéral portant sur le licenciement d’un fonctionnaire en raison de propos haineux tenus à titre privé sur les réseaux sociaux nous incite à nous pencher sur les modalités du devoir de fidélité du travailleur. Selon l’art. 321a alinéa 1 du Code des obligations, le travailleur doit sauvegarder fidèlement les intérêts légitimes de l’employeur. L’obligation de fidélité présuppose un lien suffisant avec le rapport de travail; elle ne s’étend donc en principe pas à la vie privée et sociale des employés.