Les voies de la voix

Au moment où Véronique Sanson sort l'album qui la propulse au sommet de son art, Dignes, dingues, donc..., elle est reçue «en toute intimité» pour regarder et commenter un concert à l'Olympia de la tournée «Les Années américaines», celles, bénies, des années 70. «Vancouver», «Alia Soûza», «Bernard's Song», «On m'attend là-bas», «Besoin de personne», «Le Maudit»,«Une maison après la mienne», «Sad Limousine», «Full Tilt Frog», «Redoutable»: tous ces tubes, elle les a réinterprétés avec les musiciens de l’époque. Redoutable, c’est le mot (CStar, mardi 15, 20h50).

D’autres grandes voix enchaînent: la Lorraine Patricia Kaas se confie sur sa vie et sur sa carrière précoce, volontaire, entamée avec «Mademoiselle chante le blues» en 1987. Depuis, elle a su déplacer les frontières de la francophonie, adulée qu'elle est par ses fans aussi bien en France qu'en Russie, en Allemagne qu'aux Etats-Unis, et même en Asie. La fille spirituelle de Dietrich et Piaf frappe toujours, par sa pudeur et sa sincérité (France 3, vendredi 18, 20h55).

Tout cela après qu’aura été racontée la «jolie petite histoire» de la bande à Marienneau, Bertignac, Aubert et Kolinka: Téléphone qui, de 1976 à 1986, a changé le visage du rock français. Jean-Louis Aubert jeune à croquer, ça vous tente? (France 4, jeudi 17, 20h55).


Au seuil de l'hiver 

Et un p’tit chaud-froid, ça vous tente aussi? A la fin de l’été, la lumière de l’automne fait luire le chromatisme du Québec, qui s’en trouve du coup magnifié. On découvre la Belle Province au fil du Saint-Laurent, pour rejoindre la ville de Gaspé, qu'on appelle aussi «Le bout de la Terre», en cette saison de transition. C'est un haut lieu de l'histoire québécoise, parcouru par Jacques Cartier au XVIe siècle (France 5, samedi 19, 20h50).

On pourra aussi déguster, au fil de la semaine cette fois, Scandinavie: l’appel de la nature, une série en cinq épisodes du journaliste et photographe animalier finlandais Kimmo Ohtonen. Dans l'ordre d'apparition, voici l'ours polaire, le plus grand prédateur terrestre au monde et l’un des plus menacés; le glouton ou carcajou, mammifère carnivore qui représente une menace majeure pour les cervidés; la baleine, dont l’interdiction de la pêche commerciale depuis trente ans se heurte toujours à la résistance de l’Islande; le bœuf musqué, qui vit dans le parc national de Dovrefjell-Sunndalsfjella, en Norvège et qui est décimé par une mystérieuse infection; et le phoque annelé du lac Saimaa, dont le taux de fécondité chute en raison des hivers chauds et de la fonte précoce des neiges (Arte, lundi 14-vendredi 18, 19h).


Nos amies les bêtes 

Et pendant qu’on est chez les sauvages, maman léopard protège ses deux jeunes félins en leur enseignant l’art de la prédation au bord des cours d’eau du Botswana. Une compétence leur est très utile, celle de la pêche. Ça tombe bien: les panthères s’avèrent particulièrement douées (RTS Deux, jeudi 12, 20h10).

A l’autre bout du spectre de la domestication, enfin, on verra comment, par la sélection des reproducteurs puis le génie génétique, l’homme a «fabriqué» des vaches parfaitement adaptées à lui. «Sur un ton cocasse, une enquête édifiante sur ce glissement démiurgique...» dit Arte. L'état des lieux est toutefois stupéfiant: le pouvoir de l’homme sur le vivant devient si fort qu’il modèle les bovins selon ses désirs. De quoi s’interroger sur le sens des rapports entretenus avec des animaux qui peuvent être soumis à des cadences infernales (Arte, samedi 19, 22h35).

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