A six mois des prochaines élections présidentielles françaises, le temps est venu de tirer le bilan de l’action d’Emmanuel Macron. Surgi du vide politique creusé par les «affaires» frappant le candidat des Républicains, François Fillon, et par le retrait du président sortant de charge, François Hollande, l’ancien ministre de l’Economie et des Finances paraissait novice en politique étrangère. Si, dès le début, il exprimait de solides convictions pro-européennes, il n’en imposait pas dans les autres dossiers diplomatiques. Sa volonté d’entretenir un dialogue privilégié avec l’Allemagne et de promouvoir la souveraineté européenne n’en était pas moins impressionnante. Il définira ce thème, et l’assortira de multiples propositions dans une série de discours tenus en 2017 notamment en Sorbonne, au lendemain des élections fédérales allemandes, à Athènes puis en 2018 à Aix-la-Chapelle où il recevra le Prix Charlemagne.