Opinion

La diplomatie scientifique, un outil novateur pour la Suisse

OPINION. Le développement technologique est en passe de devenir un domaine à part entière des relations internationales, écrit le conseiller fédéral Ignazio Cassis. La Suisse est bien placée dans ce domaine

La situation sécuritaire internationale est préoccupante. Le droit international est souvent bafoué, les positions des Etats se polarisent, et des traités, qui garantissaient les équilibres stratégiques, sont menacés ou ne sont plus reconduits. Dans cette situation, comment maintenir le dialogue entre les différents acteurs de la communauté internationale? Au cours des trente dernières années, la Suisse s’est forgé un profil internationalement reconnu, notamment en matière de promotion de la paix. Elle se doit de mettre à profit cette expérience pour trouver des solutions innovantes et développer de nouveaux canaux d’échange. À cet égard, la diplomatie scientifique est un instrument capital pour nourrir la coopération entre Etats.

J’ai lancé le projet d’une nouvelle vision pour la politique étrangère de la Suisse à l’horizon 2028 (AVIS 28), qui considère que le développement technologique est en passe de devenir un domaine à part entière des relations internationales. Dans ce cadre, j’ai voulu mettre l’accent sur un nouvel instrument, encore peu connu, mais très prometteur: la «diplomatie scientifique».