Les atteintes cérébrales extrêmes de longue durée (à distinguer de la mort cérébrale qui ne permet une survie temporaire que sous respirateur) sont caractérisées, selon l'Académie suisse des sciences médicales, par une perte de conscience durable et persistante ou une atteinte sévère de l'état de conscience avec la perte vraisemblablement irréversible de la faculté de communication. Elles peuvent survenir à la suite d'accidents cérébraux, au dernier stade de maladies dégénératives graves ou en raison de malformations congénitales ou d'accidents de naissance.

Les patients souffrant de telles atteintes ont le droit à ce que leurs éventuelles directives anticipées soient prises en compte. A défaut, les médecins doivent s'efforcer de reconstituer la volonté du patient ou, faute d'indices, agir en fonction de sa volonté présumée et de ses intérêts.

Le droit au traitement persiste et ne doit pas être limité par des considérations économiques. Les patients doivent notamment recevoir tous les soins susceptibles de maintenir leur intégrité corporelle, leur confort, leur hygiène et leur mobilité.

On peut renoncer à des mesures thérapeutiques visant à prolonger la vie si un tel traitement risque de ne faire que prolonger la souffrance. La décision doit être prise en tenant compte de la volonté du patient et la responsabilité doit en être partagée aussi largement que possible, même si le dernier mot appartient au médecin responsable.

Le patient doit être alimenté et hydraté. On peut y renoncer si le patient a exprimé directement ou indirectement une volonté contraire. Le refus de la nourriture chez un patient dément doit être considéré comme l'expression de sa volonté s'il a été possible d'exclure des troubles physiques qui l'expliqueraient. Lorsque des complications ont entraîné l'arrêt de l'alimentation par sonde, les indications en faveur de sa reprise doivent être soigneusement examinées.

Les Opinions publiées par Le Temps sont issues de personnalités qui s’expriment en leur nom propre. Elles ne représentent nullement la position du Temps.