Il n’y a pas d’âge pour se faire remonter les bretelles. En général, ce sont les enfants à qui on demande deux, trois, dix fois, après le Banago matinal, d’enfiler pull, pantalon et chaussettes pour se lancer dans le manège (enchanté?) de la journée. Le défi est souvent costaud, et certains parents ne reculent pas devant l’usage du lasso. Mais, arrivés à l’adolescence, nous nous disons que, là, c’est bon, nous serons désormais seuls à décider si on la joue survêt' ou costard, nuisette ou perfecto. Et puis, surgit un confinement et, boum, tout ce qu’on croyait acquis s’effondre lamentablement.

La version solo

Si vous vivez solo, pas de problème. Vous pouvez traîner en pyjama toute la journée. Travailler, certes, et même vous livrer aux délices des visioconférences, en retapant vite fait le haut, tout en gardant vos aises pour ce qui échappe à l’écran. Le lit est votre ami et votre productivité va bon train, même si le lieu de votre labeur est en général réservé au repos et aux câlins. C’est ainsi: il suffit à votre esprit de mettre sur «on» pour carburer gaiement, quel que soit l’endroit de son déploiement. Les jours (et les nuits) se ressemblent un peu, mais bon, l’être humain est une île, non?