Ce jour-là, jeudi, les bombes pleuvaient sur les faubourgs de la capitale ukrainienne. «– Vous êtes à Kiev? – Oui, dans le quartier XXX, mais ne l’écrivez pas, les consignes de sécurité sont strictes.» Sur WhatsApp, Olena Bogdan prend le temps de répondre aux questions. Parce que, comme elle l’expliquait dans un premier échange écrit, «les officiels du gouvernement ukrainien sont incités à prendre contact avec vous» [les journalistes]. J’avais dès fin février sollicité la mission ukrainienne auprès des Nations unies, à Genève, pour une demande d’interview avec Volodymyr Zelensky. On m’avait prévenu que ce serait compliqué de parler au président. Mais la cheffe du Service d’Etat pour les affaires ethniques et la liberté de conscience, une agence gouvernementale, avait plein de choses à raconter après un mois de guerre. Ecoutons-la.