Il s’en est fallu de peu pour que l’accord de libre-échange avec l’Indonésie échoue à l’épreuve des urnes. Rien n’annonçait ce résultat en début de campagne, alors que les empoignades burlesques entre l’ours bernois et le tigre indonésien s’affichaient en format mondial et que la direction du Parti socialiste et quelques grandes ONG tournaient le dos à la coalition référendaire.

Quarante-huit pour cent des votantes et des votants refusent donc le greenwashing et revendiquent une autre boussole que le profit à tout prix. La pression sur les prix, résultat du dumping social et environnemental de ces accords économiques, impose une concurrence féroce à la production locale. Ainsi, le grand canton agricole vaudois, dont est pourtant issu le conseiller fédéral Parmelin, promoteur de cet accord, rejette celui-ci massivement.