Le multilinguisme est souvent présenté comme une chance dans les pays industrialisés. La maîtrise de plusieurs langues serait généralement favorable à la croissance économique et permettrait de bénéficier de revenus plus élevés sur le plan individuel. Ainsi, selon certaines estimations, environ 10% du PIB de la Suisse s’expliquerait par sa richesse linguistique. A l’inverse, un pays comme la Grande-Bretagne perdrait chaque année l’équivalent de 3,5% de son PIB du fait des faibles compétences linguistiques de sa population. L’anglais ne serait plus suffisant pour accéder à certains marchés éloignés et la montée des nationalismes pourrait encore renforcer l’importance que revêtent les langues nationales.

Le partage d’une langue commune joue de ce fait un rôle important dans les relations économiques et commerciales. D’une part, il permet une diminution des coûts de communication, permettant ainsi aux entreprises d’accéder plus aisément à de nouveaux marchés. D’autre part, parler une même langue renforce la confiance mutuelle entre agents économiques, réduisant de ce fait les coûts de transaction et la complexité contractuelle, ce qui favorise les échanges de biens et de services. Le multilinguisme rendrait en outre les pays plus attractifs pour les investisseurs étrangers. De ce point de vue, le multilinguisme apparaît donc comme un atout économique important pour les pays industrialisés.