Ils ont pris part à une entreprise criminelle. Commis de terribles exactions. Joui d’un pouvoir de vie et de mort dont ils n’auraient pu rêver dans leur pays d’origine. Les membres étrangers du groupe Etat islamique végètent désormais dans les prisons du Kurdistan syrien. Jusqu’à quand?

La ligne de beaucoup d’Etats européens, dont la Suisse, consiste à ne pas regarder le problème en face. Ils répètent qu’il faut juger ces djihadistes sur place. Pourtant, aucun mécanisme international digne de ce nom n’existe. Les autorités kurdes pourraient s’en charger, mais la question du maintien en détention à moyen et long terme des condamnés reste entière.