De tous les accusés, il est celui qui a le plus à perdre. L’ancien premier ministre voit dans

le procès

Clear­stream un moyen de le «flinguer» pour qu’il ne fasse plus d’ombre à Nicolas Sarkozy. Il estime que «l’immixtion» du président, à la fois juge – puisqu’il domine l’appareil judiciaire – et partie dans cette affaire, rend le procès inéquitable.

Dominique de Villepin prétend n’avoir vu que deux fois Jean-Louis Gergorin, en 2004, pour évoquer les listings. Mais des témoins, dont sa secrétaire, parlent de rencontres plus nombreuses. «Il sait que sa position est intenable, mais il ne veut pas avoir l’air d’avoir menti», commente un autre acteur du dossier. En 2006, afin de justifier ces rendez-vous, l’ancien chef du gouvernement disait avoir voulu élucider une menace «terroriste», qui ne transparaît d’aucune façon sur les listings. Il devra aussi expliquer son intervention, en mars 2004, pour faire libérer Imad Lahoud, alors détenu dans une affaire d’escroquerie.

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