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Donald Trump va donc se rendre à Davos. Le président des Etats-Unis sera l’invité le plus en vue du Forum économique mondial.
© CARLOS BARRIA / Reuters

Editorial

Quand Donald Trump vient s'imprégner de l'esprit de Davos

EDITORIAL. Peu importe le temps que le président américain restera dans la station, c’est clairement un excellent coup pour le WEF et cet incroyable organisateur qu’est Klaus Schwab

Donald Trump va donc se rendre à Davos. Le président des Etats-Unis sera l’invité le plus en vue du Forum économique mondial, un an après son homologue chinois, Xi Jinping, qui s’était présenté dans la station grisonne comme le garant du commerce sans entrave. A Washington, son homologue américain était alors en pleine cérémonie d’inauguration, s’affichant comme un protectionniste affirmé. Et le cours de l’histoire avait semblé basculer.

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Mais cette présidence américaine n’est décidément pas comme les autres. Alors que George W. Bush et Barack Obama n’ont jamais fait le voyage en Suisse pour éviter d’apparaître parmi les riches et puissants en train de s’amuser dans une station huppée de montagne, Donald Trump, lui, ne craint pas cet écueil. Il est vrai que l’entrepreneur a longtemps vécu – littéralement – dans une tour dorée. Toutefois, il a construit son succès politique sur le rejet des élites, ce qui n’est compatible ni avec les participants au WEF, ni avec son style de vie personnel. Mais l’homme n’en est pas à une contradiction près.

Donald Trump souhaite venir à Davos, selon ses porte-parole, pour donner sa vision de son programme économique. Personne ne sait encore s’il dormira une nuit sur place ou s’il se fera héliporter depuis Zurich pour prononcer un seul discours. Peu importe combien de temps il restera dans la station. C’est clairement un excellent coup pour le WEF et pour cet incroyable organisateur qu’est Klaus Schwab.

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A 80 ans cette année, le professeur affiche un palmarès unique au monde en termes de qualité de participants à un séminaire. Le fondateur du WEF a résisté à la vague de l’altermondialisme (qui se souvient encore de Porto Alegre?), à l’émergence d’autres grandes conférences internationales comme TED ou aux soubresauts du capitalisme. Il a su intégrer les jeunes pour s’assurer l’appui de la génération montante. Et des plus jeunes encore quand il s’est aperçu après le Printemps arabe que les transformations sociales majeures étaient le fait des moins de 30 ans.

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Cette extraordinaire adaptabilité fait que Donald Trump ne trouve pas meilleur endroit au monde pour expliquer son programme. Il faut s’en réjouir: accueillir un président américain en exercice est une opportunité extraordinaire. Peu importe si la plupart des politiciens qui vont échanger avec lui ne partagent pas ses idées, il ne faut pas perdre une occasion de s’entretenir avec le représentant de la première puissance mondiale. Le président de la Confédération, Alain Berset, l’a bien compris.

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Les parlementaires à Berne qui s’inquiètent des formes que prendront les échanges n’ont pas de soucis à se faire. Donald Trump ne vient pas vraiment en Suisse, il est au WEF, la marque la plus respectée dans le monde des conférences. Le Forum se tient – par le hasard de la vie – dans les Grisons. Mais il pourrait avoir lieu n’importe où ailleurs, comme ce fut le cas à New York en 2002 en signe de solidarité après les attentats du 11-Septembre. L’esprit de Davos fera le reste.

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