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Comme toujours, ou presque, une conseillère fédérale rayonnante.
© Peter Schneider/Keystone

Revue de presse

Doris Leuthard, sourire franc, tête dure, présidente réputée «coriace»

Elle sera «prima inter pares» en 2017. La future présidente de la Confédération, «Queen Doris», fait beaucoup parler d’elle dans les médias au lendemain de son élection, comme une politicienne très atypique

«Pas de surprise, mais une élection brillante», avec 188 voix sur 207 bulletins valables, dit le «Blick»: la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Doris Leuthard, 53 ans, a donc été élue ce mercredi au poste de présidente de la Confédération pour l’année 2017, après avoir déjà exercé une fois la fonction en 2010. C’est moins que son collègue apôtre du rire de bon cœur Johann Schneider-Ammann il y a une année de cela, mais c’est «sensiblement plus» que lors de sa première élection, en décembre 2009, par 158 voix.

«Elle s’en sortira mieux», pense d’ailleurs le quotidien zurichois qui voit en elle «la doyenne du Conseil fédéral» – «ça ne saute pas aux yeux sur la photo de famille», commente «24 heures» à propos de cette femme qui exerce «le pouvoir en souriant» – une politicienne «plus expérimentée» qu’il y a sept ans et désormais «à l’abri des antipathies et des conflits de pouvoir» étalés sur «la scène publique». C’est la septième fois de l’Histoire qu’une femme se retrouve à la barre de l’exécutif fédéral.

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Sa tâche est «essentiellement honorifique» et ne la décharge pas «de ses fonctions ministérielles», précise la dépêche de l’AFP, notamment reprise par «L’Avenir» belge et par «L’Orient-Le Jour» libanais. Selon le «Blick» toujours, l’exécutif qu’elle va diriger «fonctionne aussi mieux» qu’en 2010, Micheline Calmy-Rey avec qui elle ne s’entendait guère n’est plus là, «la crise financière» de 2008 et la pénible «affaire des otages en Libye» sont désormais loin derrière. Au passage, savamment gourmette, «son» «Aargauer Zeitung» précise qu’elle a fêté ça avec de «la saucisse du Fricktal, du fromage et du pain» offert par le canton d’Argovie à Berne.

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«Glanzresultat», confirme la «Neue Zürcher Zeitung», qui demeure prudente sur les résultats, justement, qu’elle obtiendra ou non en 2017, dans les difficiles dossiers qui l’attendent. Mais on est en face d’une conseillère fédérale «toujours battante, souvent gagnante», aux yeux de «RTS Info»: on assiste en attendant les écueils au «couronnement d’une année pleine de succès pour l’Argovienne» vêtue de bordeaux ce mercredi.

Chez Doris Leuthard, «aucune usure ne semble poindre. On la voit toujours aussi travailleuse et déterminée, on la dit franche et inflexible.» Elle s’est exprimée dans les quatre langues nationales lors du «discours du trône» devant les deux Chambres réunies pour son élection et celle du vice-président, le Fribourgeois Alain Berset, adoubé de manière tout aussi brillante.

Le média des expatriés, «TheLocal.ch», rappelle en un clin d’œil qu’elle est déjà sacrée depuis pas mal de temps comme «la politicienne la plus populaire de Suisse» et que ses deux surnoms sont «Queen Doris» et «Superstar Leuthard». Une «reine bien en place», confirme «La Côte», «Super Doris est prête à relever le défi», renchérit la presse neuchâteloise. Cette année 2017 pourrait donc «être l’apogée de la carrière de cette démocrate-chrétienne […] déterminée, qui restera dans l’histoire comme la ministre qui a lancé la sortie du nucléaire», écrit «Le Matin». Et qui s’est souvent imposée dans la recherche du consensus avec son «profil particulier, une libérale ni chrétienne sociale ni catholique conservatrice» pour finir par trouver «des soutiens à géométrie variable au parlement».

Elle «sait défendre ses positions avec […] tempérament», ajoute le quotidien orange. «Didactique, la conseillère fédérale ne sombre pas dans la langue de bois. Elle n’hésite pas à rappeler ses anciens collègues du parlement à leurs responsabilités. Elle s’est souvent adressée à eux sans détour […]. «Vous pourrez peut-être l’éviter si vous supprimez la nature, mais c’est comme ça: les animaux mangent des animaux», a-t-elle lancé lors d’un des innombrables débats sur le loup.» La Radio-Télévision suisse italienne semble d’ailleurs penser qu’elle n’a eu que des «succès». Elle paraît en avoir d’ailleurs déjà avec le tout fraîchement élu président autrichien:

«La clé de son succès», selon la «Tribune de Genève»? «Sa force de travail et son opiniâtreté. […] Sa forte personnalité, son charme et son humour font d’elle un leader d’opinion. Adversaire coriace, elle est capable de retourner les majorités. […] Entière, l’Argovienne a la tête dure. Au sein du PDC, il vaut mieux filer droit. […] Ses détracteurs critiquent […] son côté impitoyable. «Elle n’hésite pas à vous ridiculiser en public», note une élue UDC. S’exprimant souvent sans notes, Doris Leuthard est capable de décocher des flèches pour remettre ses adversaires à leur place. «Il vaut mieux être de son côté, acquiesce un parlementaire. Si vous dites une énormité, elle n’hésite pas à vous le faire remarquer.» Sans égard.»

Enfin, le site «Bluewin.ch» n’hésite pas à écrire, lui, que «son signe natal, le Bélier, devrait lui donner de l’énergie pour ses futurs gros dossiers. […] Premier signe du zodiaque, leader dans l’âme. Ensuite, Mars, planète gouvernante, se trouve en Lion, autre signe de feu qui réussit aux managers. Comme si cela ne suffisait pas, Doris Leuthard a encore la Lune en Scorpion. Elle ajoute donc au punch de la ténacité propre à cette position.»

Déduction logique de ce bienveillant horoscope: «Elle n’a jamais été du genre à baisser les bras et tant mieux, car des échéances importantes l’attendent: les votations de février autour de la route, puis en juin, sa stratégie énergétique 2050 sera sur la sellette et elle finira l’année en beauté avec le renouvellement des concessions radio-TV. Nul doute qu’elle défendra ses projets de toutes ses forces!»

Si c’est son ciel qui le dit…

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