Une fois par semaine cet été, la revue de presse quotidienne du «Temps» se pare de couleurs historiques en allant faire ses emplettes sur le site LeTempsArchives.ch, qui regroupe les collections numérisées du «Journal de Genève», de la «Gazette de Lausanne» et du «Nouveau Quotidien». Pour faire résonner un fait d’actualité contemporain avec un autre, puisé dans le passé.

Episodes précédents:

Les explosions dues au nitrate d’ammonium, comme celle qu’a subie Beyrouth la semaine dernière, ne sont pas rares dans l’histoire, particulièrement sur des cargos en mer. Mais aussi sur la terre ferme: le 29 avril 1942, par exemple, un grave accident a eu lieu dans une usine chimique à Tessenderlo, en Belgique néerlandophone, qui détruisit tous les environs.

Les occupants allemands d’alors soupçonnent un sabotage – comme a été évoqué au Pays du Cèdre un acte irresponsable d’un agent du Mossad contre le Hezbollah libanais – mais ce fiasco est très probablement dû au non-respect des normes de sécurité par les ouvriers lors de l’utilisation du composé explosif. En plus de dégâts matériels importants, l’accident cause la mort de 189 personnes et l’on compte 900 blessés, mais les chiffres varient, selon les archives, avec une amplitude de quelque 30%. Avant celui intervenu dans le port de la capitale libanaise, c’est un des avatars les plus graves de la liste d’accidents impliquant du nitrate d’ammonium.