Instauré dans le contexte financier difficile de la Première Guerre mondiale, le droit de timbre d’émission est devenu un impôt anachronique. D’un point de vue économique, il constitue même un contresens puisqu’il taxe l’investissement direct dans les entreprises. Concrètement, une société, qu’elle soit active dans les arts et métiers, l’industrie ou les services, et quelle que soit sa taille, se voit taxée de 1% sur ses apports en fonds propres. Il existe certes un seuil de 1 million de francs, en deçà duquel cet impôt n’est pas prélevé, mais ce seuil ne s’applique qu’une seule fois dans le cycle de vie de l’entreprise, si bien que chaque nouveau franc injecté dans l’entreprise, au-delà du million, est imposé.