Cette semaine, la première de nos séries de débats estivaux, est consacrée à la justice internationale et est pilotée par Alain Werner, directeur du réseau international d'avocats Civitas Maxima. Après avoir évoqué les migrations et le droit international, la guerre en Ukraine et la justice internationale comme pratiquée par la Suisse, les questions posées par le sort des Ouïgours.

Face à la Chine et aux accusations nombreuses et documentées de violations massives des droits humains contre la minorité musulmane ouïgoure, que fait-on?

Lire sur ce sujet: la tribune de Michelle Bachelet, la haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme qui pour la première fois s'exprime personnellement sur sa visite: «dialoguer ne signifie pas tolérer ou fermer les yeux»

De nombreux éléments attestant de répression et de sévices infligés par la République populaire de Chine (RPC) aux Ouïgours et autres musulmans dans le Xinjiang sont dans le domaine public depuis un certain temps. On y trouve des preuves de la détention arbitraire de plus d’un million de ces personnes, de torture et de traitements inhumains infligés aux détenus, de la séparation forcée des enfants de leurs parents, du déni du droit de pratiquer leur religion ou de parler leur langue, de la destruction généralisée des mosquées, de la stérilisation forcée, du travail forcé, des disparitions forcées et des meurtres en détention. Une grande partie de ces faits ont été enregistrés par l’un des systèmes de surveillance de masse les plus intrusifs et les plus sinistres du monde. Les témoignages de première main, ainsi que les rapports publics, les preuves documentaires, les reportages des médias et les articles académiques permettent un examen détaillé et global du traitement subi par les Ouïgours de la part de l’Etat chinois. Les preuves continuent d’apparaître.