Un magasin lausannois fermé pour cause de pandémie annonçait sur sa vitrine: «le coronavirus plus fort que l’écologie», sous-entendu pour réduire notre consommation et diminuer les émissions de C02. Si l’on considère l’écologie comme étant l’interdépendance du vivant, nous pourrions reformuler la phrase: «La crise du coronavirus est l’écologie». En effet, cette crise nous rappelle une chose importante: nous interagissons continuellement avec les autres organismes vivants, petits ou grands, de gré ou de force, sans pouvoir nécessairement le maîtriser.

Le mouvement de l’écologie sociale lancé par l’essayiste et philosophe américain Murray Bookchin évoque le fait que l’organisation de notre société, basée sur la compétition et la hiérarchie plus que la coopération, influence négativement notre rapport à la nature, nous en isole et nous rend fragiles. Durant cette crise, cela se traduit par une diffusion rapide du SARS-CoV-2 et une susceptibilité individuelle inégale, les personnes en précarité sociale, notamment, étant plus souvent affectées.