Des jeunes écrivent leur «Temps»

Ecologie: sauvons le débat!

OPINION La peur est mauvaise conseillère. Hélas, en matière d’écologie, l’émotionnel semble avoir pris le pas sur le rationnel

«Le Temps» a accueilli sept jeunes de Suisse romande. Ils n’ont pas craint d’empoigner de vastes thématiques. De la résilience face à la violence à la question Greta en passant par le gaspillage alimentaire, suivez leurs contributions.

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L’urgence écologique. Voilà le nouveau terme à la mode. Si nous ne devenons pas véganes et que nous ne renonçons pas tout de suite à tout le confort durement gagné durant des siècles, l’apocalypse qui guette au coin de la rue va s’abattre sur la Terre et entraîner «la mort potentielle de 6 milliards d’humains», dixit un membre d’Extinction Rébellion (LT du 17.10.2019), un mouvement anticapitaliste qui s’est invité récemment dans cette litanie du catastrophisme.

Nous sommes pleinement entrés dans l’ère de l’émotion et avons fait fi de l’esprit des Lumières qui prônait l’esprit critique, le recul, la culture du débat et toutes sortes de philosophies bien trop ringardes pour le monde d’aujourd’hui. «Mais écoutez les scientifiques!» rétorque Greta Thunberg. Très bien, alors écoutons tous les scientifiques qui n’ont pas tous la même vision de la situation, y compris au sein du GIEC.

Soyons clairs, je ne suis pas un «vilain négationniste climatique vendu aux lobbys du pétrole», comme aiment à caricaturer certains écolos. Je suis un adolescent de 15 ans qui se demande pourquoi le débat sur une question si vaste et complexe peut être biaisé de cette façon face au grand public.

Aujourd’hui, le climat est devenu un mot fourre-tout qui englobe la biodiversité, le gaspillage, la pollution, les pesticides,… Or, des solutions concrètes et durables ne peuvent émerger que si l’on traite ces questions indépendamment les unes des autres. Il faut écouter des spécialistes travaillant dans ces domaines précis qui ne sont pas (encore) conformés à une vision obscure de l’état de la Terre et qui ne sont pas adeptes de la pensée unique. De plus, l’écologie doit se faire avec les hommes et non contre les hommes. Nous faisons partie intégrante de la nature.

Bien sûr que des éléments sont à améliorer, le monde serait sinon bien ennuyeux, mais faisons preuve d’optimisme et de confiance en l’avenir. Comme disait Aristote: «L’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit.» Esprit critique, reviens vite!


Franck Descloux, 15 ans: «Je suis scolarisé au Collège Saint-Michel, à Fribourg. Je suis féru de politique et de voyages.»

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