Charivari

Eh bien, dansez maintenant!

OPINION. Danser, c’est l’exercice sans sacrifice. Une fête totale, pour notre chroniqueuse. D’ailleurs, elle vous invite à swinguer et à lui raconter. Chiche?

Trois pour cent. C’est la proportion, bien trop basse, de seniors qui dansent en France pour conserver une bonne santé. Pour éviter le cholestérol, les maladies cardiovasculaires et le surpoids, 42% d’entre eux, note le site du magazine Notre Temps, préfèrent la marche à pied. Bien sûr, marcher est l’activité la plus naturelle à l’homme. Le dada de Jean-Jacques Rousseau, qui ne trouvait aucune inspiration sans une déambulation sous les frondaisons. La promenade est à l’homme ce que la course est au chien fou: un rendez-vous inscrit dans son ADN. Certes.

Mais danser ouvre de nouveaux horizons. A deux ou en solitaire, danser permet d’entrer dans un monde où le corps dit autre chose que ce que lui souffle la pensée. L’empire des sens, des sensations.

Une heure sans préoccupation

Je m’emballe, évidemment. C’est que, depuis quatre ans, je danse deux à trois fois par semaine et, chaque fois, cette activité me met en joie. Je fais de la danse fitness, de la zumba ou du Bodyjam, et je ne suis plus moi dans ces moments-là. Si la promenade permet de laisser vagabonder ses pensées, au risque de ressasser un trauma, la danse, avec ses pas et ses chorégraphies à mémoriser, demande une telle concentration que cette heure est libre de toute préoccupation. Et la musique! Salsa, cumbia, reggaeton, hip-hop. Parfois aussi, rock et charleston. Ainsi énuméré, le menu est plat. Vécu, chaque titre procure son petit frisson. Il suffit de nous voir, les fans de tous âges – il y a des jeunes femmes et des hommes aussi – totalement heureux d’être là.

Ce que j’écris ici, d’autres l’ont dit avant moi. La danse a tous les atouts. C’est du training, pour la tête et le corps, sans la notion d’effort. On sue, mais c’est secondaire. D’abord, on bouge, groove, move, swingue, etc. «Danser produit les mêmes effets qu’un sport d’endurance», confirme France Schott-Billmann, danse-thérapeute, dans l’article cité plus haut. «Nous musclons notre cœur, augmentons nos capacités respiratoires, améliorons notre circulation sanguine. Qui plus est, nous renforçons nos muscles, entretenons nos articulations, travaillons notre équilibre, notre souplesse et la coordination de nos gestes.»

Vous n’êtes toujours pas convaincu(e)? Alors Marie Claire finira de vous séduire. En plus de toutes ces vertus, chaque danse agit sur la silhouette, assure le magazine. La danse africaine réduit la culotte de cheval, la danse classique améliore la posture, la salsa affine les jambes et les claquettes façonnent un fessier d’acier…

Allez, on fait comme ça. En 2019, vous vous mettez à danser et vous me racontez. Chiche?


Chronique précédente

Yann Moix, Elodie et la «persona»

Publicité