Opinion

Elections à Taïwan, une nouvelle épreuve pour Pékin 

OPINION. Si la victoire annoncée de Tsai Ing-wen venait à se confirmer, elle apparaîtrait comme une vraie désillusion pour le pouvoir chinois, écrit le chercheur suisse installé à Taipei Grégory Coutaz

Après plus de six mois de contestation à Hongkong et une pression internationale toujours plus forte sur la situation au Xinjiang, Pékin s’apprête à faire face à une nouvelle épreuve avec l’élection présidentielle taïwanaise prévue le 11 janvier 2020. Si l’on en croit les derniers sondages, Tsai Ing-wen, membre du pro-indépendantiste Parti démocrate progressiste (DPP) et présidente sortante, l’emporterait largement sur son principal adversaire, le candidat du Kuomintang (KMT) Han Kuo-yu. Si la victoire annoncée de Tsai venait à se confirmer, elle apparaîtrait comme une vraie désillusion pour le pouvoir chinois. En effet, il y a encore un an à peine la plupart des observateurs prédisaient le retour aux affaires du KMT, considéré comme plus conciliant envers la Chine. Que s’est-il donc passé pour que l’on assiste à un tel retournement de situation?

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