A comme Adèle et Ada: les candidates verte et socialiste sont largement en tête dans le canton de Vaud, résultat attendu d’une entente sans faille dont la droite se montre durablement incapable. B comme Blocher: la fille de Christoph l’emporte aux Grisons sur son colistier. Le père est sorti du Conseil fédéral par la petite porte, la fille y entrera-t-elle par la grande? C comme Conseil fédéral: la formule magique est remise en cause, non sans raison mais beaucoup trop tôt. Laissons les Verts confirmer leur poussée, et le PS confirmer son déclin avant de mettre en cause la stabilité helvétique.

D comme démocrates-chrétiens: promis à un échec cuisant, le PDC s’en sort finalement bien, ce qui prouve qu’un électorat aux abois peut encore faire la différence, surtout quand les autres s’abstiennent… E comme Europe: l’accord-cadre avec l’UE n’a pas été clairement abordé durant la campagne. Personne n’y avait intérêt, sauf les citoyens qui se demandent bien comment la Suisse va sauvegarder à la fois ses intérêts commerciaux, le niveau de ses salaires et sa souveraineté. F comme femmes: 42% de femmes sous la Coupole contre 33% en 2015. Chaque élection le prouve, elles sont élues à peu près en proportion de leur présence sur les listes. C’est donc en amont des élections, au sein des partis, que la parité se prépare, et les urnes suivent bravement. G comme Greta: victorieuse à Genève lors du premier tour, Lisa Mazzone arborait son magnifique sourire. Elle devrait en offrir la moitié à Greta et la planète serait plus joyeuse!