Le moment est parfaitement choisi pour prendre le temps de se complaire avec jubilation dans l’ennui. Parce que l’ennui est en train de devenir le compagnon permanent de l’être occidental, et donc plus ou moins confiné.

J’espère que vous reconnaissez l’enchaînement des choses. Il fait gris et froid. Toutes les nouvelles sont les mêmes depuis des mois. Le télétravail, ça va un moment… Je me fais un café. Je soupire. Je vais à pas lents vers le canapé. Je fais une petite check-list dans ma tête pour me déculpabiliser: vraiment, rien d’urgent à l’horizon. Il est alors grand temps de s’ennuyer.