La conjonction d’une pandémie et d’un krach pétrolier est le cocktail idéal pour faire vaciller nos certitudes, surtout que le design de notre économie a été entièrement construit sur une utilisation intensive des énergies. Dis-moi combien de pétrole tu consommes et je te dirai ton PIB. Le monde ne va certainement pas se transformer radicalement, mais les crépitements des changements pourraient se précipiter. En moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, foudroyés par le virus, les piliers qui supportaient l’économie se sont affaissés. La baisse de la demande pétrolière est si importante que la préoccupation principale est de trouver des lieux afin de stocker plus de 4 milliards de litres inutilisés par jour.