Nous faisons partie de la nature. C’est une banalité de l’affirmer. Il est ainsi stupéfiant que nous attribuions à la nature une valeur si inadéquate. Nos systèmes de mesures économiques sont si déconnectés de la nature qu’ils permettent de doper le PNB par l’épuisement de l’écosystème dont nos vies dépendent. Les gouvernements amplifient les dommages à l’environnement en accordant des subventions plus importantes pour l’exploitation de la biosphère (5 milliards de milliards de francs par an au niveau mondial) que pour sa protection (68 milliards de francs par année).