Le conseiller national Mathias Reynard a tranché: il sera candidat au Conseil d’Etat valaisan et renonce ainsi à briguer la présidence du Parti socialiste suisse qu’il avait annoncée à la fin du mois de janvier. C’est ce qu’il a confié dans un entretien publié ce lundi dans le quotidien du Vieux-Pays, Le Nouvelliste, nouvelle confirmée par l’ATS et la RTS (à 2'14'' ci-dessous). C’est tout de même un petit coup de tonnerre dans le ciel fédéral de la gauche, auquel le parlementaire qui dit avoir été «tiraillé» donne cette justification psychophysiologique: «Mon cœur et mes tripes sont ici.» Il en a été convaincu «à l’inalpe à Arbaz» – c’est éminemment symbolique. Et d’ajouter, de manière plus classique: «J’ai envie de redonner à mon canton et à ses habitants ce qu’ils m’ont offert jusqu’à maintenant.»

Il précise que ce n’est pas la pression de son parti ou de la population qui l’a fait se décider, mais le fait que la «sensibilité de gauche, la pluralité et l’esprit d’ouverture qui existent en Valais doivent être représentés au Conseil d’Etat». La tâche n’est pas forcément facile: il s’agira de sauver le siège socialiste du gouvernement valaisan occupé depuis 2009 par Esther Waeber-Kalbermatten. Les élections sont prévues en mars prochain. D’ailleurs, le Saviésan avait déjà confié au Nouvelliste le 6 juin dernier qu’«un retour en Valais serait […] très intéressant».