Dans l’Arc jurassien francophone, environ 240 nouvelles éoliennes sont prévues ces prochaines années, si on se réfère aux planifications cantonales. En tenant compte de celles déjà en service au Mont-Crosin, au Peuchapatte et à Saint-Brais, elles porteraient à 260 le nombre total des machines, réparties dans 25 parcs éoliens. Il suffit de jeter un œil à la carte des projets éoliens de Suisse pour comprendre sans peine que l’Arc jurassien serait victime d’un mitage à large échelle: de Bâle à la vallée de Joux, les projets de parcs se succèdent l’un après l’autre.

Sachant que les machines prévues dépassent les 200 mètres de haut et qu’elles génèrent un impact paysager à des kilomètres, un constat s’impose: l’Arc jurassien changerait d’affectation. D’espace naturel et paysager épargné par l’urbanisation rampante, avec une industrie qui se love discrètement au fond des vallées, il serait transformé en une zone dévolue à la production électrique avec 260 turbines érigées sur des crêtes jusqu’à présent préservées. L’ampleur de l’impact paysager est énorme, sans parler des problèmes pour la santé humaine et la biodiversité.