«Il avait raison mes enfants: même quand la loi est dure et pénible, c’est toujours la loi et il faut l’observer.» Dans Le Tour de la France par deux enfants, écrit par Augustine Fouillée, alias G. Bruno, ce donneur de leçons civiques aux deux jeunes orphelins-voyageurs est un «robuste Lorrain». L’oncle Frantz, puisqu’il s’agit de lui, vient de «reprendre ses forces assez vite» après avoir été «gravement malade». Et voilà que s’installe entre Jean, André et Frantz un dialogue familial digne de notre époque de confinement pour cause de coronavirus. Lui? «Dans huit jours, dit-il aux enfants, je serai de force à travailler.» Eux: «Attendez-en quinze mon oncle, cela vaudra mieux»…

Quoi de mieux, alors que Paris vit plus qu’au ralenti, que de comparer le pays «figé» d’aujourd’hui à celui d’hier, et les Français confinés par le Covid-19 à ceux qui, autrefois, firent face à d’autres séismes sanitaires, réels ou inventés? La question m’est venue, en cherchant quelques livres pertinents d’histoire. J’avais déjà mis de côté Le Hussard sur le toit de Jean Giono et La Peste d’Albert Camus. Mais c’est un autre auteur, bien différent, qui m’a donné l’idée de cette chronique.