Pour Adèle Thorens Goumaz, conseillère nationale des Verts (VD) l'idée d'assigner en justice la Suisse pour l'obliger à prendre des mesures plus conséquentes en faveur du climat est excellente. Dans le texte qu'elle livre au Temps, elle constate que pareilles actions ont été entreprises dans d'autres pays. Avec succès. «En Suisse», rappelle-t-elle, «les Verts, accompagnés de Greenpeace et de Noé21, étudient l’opportunité d’une telle action judiciaire. Ce n’est pas la première fois qu’ils s’aventurent sur ce terrain. Les Verts vaudois ont notamment recouru au Tribunal fédéral pour qu’une taxe poubelle respectant le principe du pollueur-payeur soit appliquée dans la région.»

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A l'exact opposé du spectre, le conseiller national PLR (VS) Philippe Nantermod, critique avec virulence le recours des Verts à la justice pour contraindre la Suisse à diminuer ses émissions de CO2. Il y voit un contournement de la démocratie qui n'est pas de bon augure. Il constate: «A quoi bon maintenir un parlement pour faire des lois s’il suffit de réclamer au juge d’appliquer directement la Constitution et les conventions internationales? On imaginera alors que l’ensemble des lobbies iront eux-aussi de leur interprétation pour exiger la croissance économique, le salaire minimum, la fin du chômage, l’ouverture d’hôpitaux, la fermeture des prisons et la suppression des impôts. Chacun avec sa priorité politique justifiée par son principe juridique: la politique n’est plus, place à l’esbroufe judiciaire.»

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