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Soldat israélien lors d’une confrontation avec des manifestants palestiniens. Kfar Qaddum, territoires occupés de Cisjordanie. 25 mai 2018.
© JAAFAR ASHTIYEH

Opinion

Est-il si nécessaire de haïr Israël?

OPINION. La création de l’Etat d’Israël s’est inscrite dans le mouvement d’indépendance des peuples au XXe siècle, et son rejet par les pays arabes est une erreur grave. La Palestine, mal soutenue par le monde arabe, ne parvient pas à s’affirmer. Ce pays est-il viable? s’interrogent Joël Herzog et Jean Auguste Neyroud, de l’Association Suisse-Israël

Durant deux jours, mardi 29 et mercredi 30 mai, Le Temps propose quatre opinions diverses sur la crise qui s’accroît entre Israël et les Palestiniens. Voici la deuxième.

Lire aussi: Laissez respirer Gaza!

L’Association Suisse-Israël regroupe des chrétiens et des juifs suisses amis d’Israël et soucieux de voir un jour un apaisement dans la région. Il est regrettable que certains médias, en montrant une certaine empathie pour la partie palestinienne, peinent à séparer récits objectifs et opinions, et omettent les faits dérangeants, comme l’implication avérée du mouvement terroriste Hamas dans les manifestations «pacifiques» récentes à Gaza.

Chaque camp possède son lot d’arguments pour se justifier; force est cependant de constater qu’au chapitre des occasions manquées, le camp palestinien, mal soutenu par ses frères arabes, possède une avance certaine: combien de refus de négocier, à l’image du triple non de Khartoum (1967), combien d’échecs, comme celui de Camp David (2000), jusqu’à celui de la feuille de route de John Kerry (2016)? A l’origine, il y a un refus palestinien d’accepter la présence d’Israël dans la région, alors que ce pays peut justifier d’une histoire millénaire sur sa terre. Les états arabes de la région, eux, ont vu leurs frontières tracées à grands coups de crayon par les puissances coloniales telles que la France et le Royaume-Uni, qui créèrent des états disparates (sunnites et chiites…) pour mieux les dominer. Contrairement à Israël, trop d’états arabes ont une cohésion nationale défaillante.

Les Palestiniens sont à blâmer

Il y a 70 ans, Tel-Aviv et Gaza étaient deux bourgades poussiéreuses, sans le moindre intérêt. Comment expliquer qu’aujourd’hui l’une soit fière de ses réalisations et l’autre soit restée dans la plus noire misère? En maintenant les réfugiés palestiniens dans leurs camps, en leur offrant un statut de réfugiés de père en fils, en refusant de les assimiler, les nations arabes et les majorités automatiques qu’elles obtiennent à l’ONU, sont les grandes responsables du passage de leur nombre de 700 000 aux quelque 5 millions actuels. A noter qu’il y eut aussi 850 000 réfugiés juifs chassés des pays arabes en 1948, qui furent, eux, intégrés en Israël.

L’UNRWA perpétue le conflit en donnant un statut et de faux espoirs aux réfugiés

Les Palestiniens eux-mêmes sont à blâmer: incapables de s’unir pour créer leur état et d’exclure de leurs rangs les éléments les plus radicaux, ils se complaisent dans l’attente d’un futur impossible et dans la survie grâce aux sommes énormes qui leur sont versées depuis 70 ans par l’ONU et des pays donateurs. L’UNRWA perpétue le conflit en donnant un statut et de faux espoirs aux réfugiés. Elle ne fait rien pour assimiler les réfugiés dans leurs pays d’accueil et mettre un terme à sa mission de 1949. Elle cache ses liens avec des organisations terroristes et ignore l’endoctrinement antijuif dans les écoles qu’elle soutient.

Reconnaître Israël

Lorsque la haine des juifs et d’Israël devient le principal moteur du mouvement palestinien, il convient de se demander si ce mouvement est capable de devenir un Etat. Au lendemain de la guerre des six jours, la population palestinienne libérée des occupations jordanienne (Cisjordanie) et égyptienne (Gaza), mais étant passée sous occupation temporaire israélienne, a eu le malheur de se choisir des dirigeants incapables de saisir toutes les occasions de solutions négociées.

Il revient aux Palestiniens de choisir la manière dont ils entendent gérer leur destinée: une séparation d’Israël? Sans aucun doute. Un état autonome? Une fédération avec un voisin arabe? Ils doivent commencer par reconnaître Israël sans arrière-pensées, puis mettre un terme à leur éducation à la haine de l’Israélien et du juif.

A chaque partie de se préparer à accepter des concessions douloureuses, et à nous de nous abstenir de jeter de l’huile sur les feux, à nous de soutenir les projets orientés vers un climat apaisé.


Joël Herzog et  Jean Auguste Neyroud sont membres de l'association Suisse-Israël.

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