Aux Etats-Unis, les élections de mi-mandat n’ont rien d’un long fleuve tranquille. Les rapides et les tourbillons guettent, les berges sont écharpées et gare aux hameçons. Après la présidentielle de 2016, marquée au fer rouge par l’ingérence russe, après celle de 2020 où Trump-le-perdant n’a cessé de dénoncer un «scrutin volé» pendant que ses militants réclamaient, le jour de l’attaque du Capitole, la «pendaison» de son vice-président, comment espérer que les «midterms» de cet automne se déroulent dans une ambiance douce, zen et harmonieuse, sans la moindre accusation de fraude?