Entre 1946 et 1958, les Etats-Unis ont procédé à 67 essais nucléaires dans le périmètre des îles Marshall, dans l’océan Pacifique. Dans la mémoire collective, il ne reste qu’un nom associé à ce laboratoire de la mort: Bikini. Cet atoll avait été vidé de ses 167 habitants pour procéder à l’explosion de la plus puissante des bombes, Castle Bravo, à l’hydrogène. Tout le monde connaît le maillot de bain deux pièces – coup de génie marketing – qui porte son nom, mais qui sait les retombées de ces expériences militaires? Les 65 000 habitants de la République des îles Marshall veulent aujourd’hui réparation et justice. Une démarche qui passe par Genève. La semaine prochaine, le vice-ambassadeur du micro-Etat, Samuel Lanwi, fera voter à l’ONU une résolution sur l’«implication de l’héritage nucléaire pour les droits de l’homme».