On est passé de la séduction à la pression. La voix du Qatar au PSG, le président du club, Nasser al-Khelaïfi, a changé de ton depuis le début de la Coupe du monde. Celui qui nous avait habitués aux conférences de presse policées en costard cravate enchaîne désormais les interviews offensives voire agressives, vêtu de la dishdasha (ou thobe, la fameuse tenue traditionnelle blanche), comme il se doit à Doha. Entre deux matchs dans les gradins des nouveaux stades qataris, entouré de l’aristocratie du foot, il défend bec et ongles le bilan du Mondial organisé par son pays. Et, surtout, il s’en prend sans ménagement à la mairie de Paris, ce qu’il n’avait jamais fait depuis le rachat du club par le fonds d’investissement qatarien QSI en 2011.