Il y a cinq mois à peine, j’étais loin de penser à me présenter au Conseil d’Etat. Je ne suis pas une professionnelle de la politique. Je n’avais pas prévu qu’un conseiller d’Etat indélicat, congédié par son parti, condamné par la justice, démissionne pour mieux se représenter, dans une démonstration de populisme inédite à Genève. Je dirige une petite étude d’avocat·e·s. J’ai des collègues formidables, avec lesquel·le·s j’aime travailler. Alors pourquoi relever ce défi? Je crois à la démocratie et la citoyenneté, je me suis toujours engagée dans le milieu associatif et politique. Militante écologiste, la crise climatique m’inquiète énormément, depuis longtemps. Socialement engagée depuis 30 ans, je suis alarmée aujourd’hui par la crise économique produite par la gestion du Covid-19, qui provoque déjà une montée insupportable de la pauvreté, de la précarité et, comme toujours en temps de crise, des inégalités.

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