En amont de la conférence Building Bridges, qui aura lieu du 29 novembre au 2 décembre à la Maison de la paix, à Genève, Le Temps confie ses espaces dévolus aux opinions à Lore Vandewalle, professeure associée au département d’économie de l’Institut de hautes études internationales et du développement, qui a réuni une série de tribunes autour de la finance durable.

Depuis la signature de l’Accord de Paris sur le climat en 2015 et l’adoption de l’Agenda 2030 pour le développement durable des Nations unies et ses 17 objectifs de développement, les questions de durabilité deviennent toujours plus importantes pour l’industrie financière. Entre des clients qui souhaitent investir leur argent de façon durable et des institutions publiques qui font pression pour plus de durabilité – à l’instar de la taxonomie discutée au sein de l’Union européenne –, les institutions financières se doivent de réagir. Un grand nombre d’entre elles ont développé ces dernières années des offres d’investissement «durables». Toute la question est de savoir si ces offres favorisent effectivement l’émergence d’une économie durable.