Alors que la COP25, conférence sur le climat, doit officiellement se terminer vendredi à Madrid, la planète et ses habitants ont du souci à se faire. Jusqu’à présent, les discussions n’ont (presque) pas permis d’avancer sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris, qui prévoit de maintenir le réchauffement climatique à 2°C, et même si possible 1,5°C, d’ici à la fin du siècle. «Le cœur de l’Accord de Paris bat toujours, mais à peine», a mis en garde la directrice de Greenpeace, Jennifer Morgan.

Très techniques, les discussions achoppent en particulier sur trois points. Le fameux article 6, qui doit réglementer les échanges internationaux de crédits d’émissions de CO2. Le mécanisme de «loss and damage» destiné à venir en aide aux pays frappés par les effets des changements du climat. Et enfin, mais surtout, l’ambition: les Etats doivent accélérer le tempo dans leur réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Car, pour l’heure, leurs promesses mènent vers un effarant réchauffement de 3,2°C.