Dans une chronique récemment parue dans les colonnes du Temps, Mme Miauton cherchait à expliquer ce qu’elle présentait comme «l’inefficacité économique des transports publics» et défendait que la voiture individuelle serait malgré tout le moyen de transport le plus viable économiquement. Le point central de son argumentaire consistait à expliquer qu’alors que les coûts liés à la route sont complètement payés par les automobilistes, les transports publics sont subventionnés à plus de 50% par les différentes collectivités – et donc peu viables économiquement.

Ces chiffres étant des pourcentages, ils ne renseignent pas sur les montants totaux des coûts de ces transports en Suisse. Ce point est toutefois capital vu les sommes en jeu. En effet, ces coûts étaient selon l’Office fédéral de la statistique de 72 milliards pour le transport routier motorisé et de 11 milliards pour le ferroviaire, pris en charge par le secteur public à hauteur respectivement de 8,1 milliards pour la route et 8,4 milliards pour les transports publics (routiers et ferroviaires), le reste étant couvert par les dépenses directes des utilisateurs.