Ce lundi, vers 18h, de la gare Cornavin à la plaine de Plainpalais, j’ai croisé six personnes qui bâillaient. Et, dans une Genève rêveuse, observé une infinité de piétons qui semblaient flotter, le sourire vague, le regard embué. Tous de délicieuses victimes de la fatigue de printemps, ce syndrome consécutif à l’augmentation de la lumière et au charivari des hormones.