Depuis l’interdiction de l’usage de la force entre les Etats par la Charte des Nations unies, le droit international humanitaire applicable lors des conflits armés internationaux est devenu une sorte de droit subsidiaire, une bouée de sauvetage quand le droit international réglant l’usage de la force a été violé. Il est fondé sur l’idée que l’on peut et doit préserver un «espace humanitaire» même au cœur des conflits armés, qu’il y a des valeurs, tels le respect de l’intégrité et de la dignité humaines de toute personne en son pouvoir ou l’impartialité des soins prodigués ou des secours envoyés aux victimes civiles, qui sont intangibles même pour celui qui défend la meilleure des causes.