L’audition publique mercredi devant une commission du Congrès américain de Michael Cohen, ex-avocat de Donald Trump, avait des allures de procès d’un repenti de la mafia. Il n’a certes pas apporté d’éléments de preuve de nature à faire chuter le locataire de la Maison-Blanche. Mais c’est un témoignage de plus d’un ex-collaborateur du président qui affine le portrait d’un menteur invétéré.

Michael Cohen a été durant dix ans le porte-flingue de Donald Trump (il se disait prêt à prendre une balle pour lui). A un parlementaire qui lui demande combien de fois il a joué de l’intimidation – par voie d’attaques en justice, d’articles de presse ou de contacts directs – pour écarter ceux qui se mettaient en travers du chemin de son patron, l’avocat répond: «Très souvent.» S’ensuit cet échange: «50 fois? Plus. 100 fois? Plus. 200 fois? Plus. 500 fois? Oui, environ.»