Incidences

Faut-il destituer le conseiller fédéral Ignazio Cassis?

OPINION. Les Verts, forts de leur succès électoral, revendiquent le fauteuil d’Ignazio Cassis, en raison du bilan décevant de son action, qui le rend plus vulnérable, écrit notre chroniqueur François Nordmann. Qu’en est-il vraiment?

Décidément, la tendance à écarter un magistrat au pouvoir est à la mode. C’est une soupape de sécurité à laquelle les démocraties ne peuvent recourir que dans des cas exceptionnels et souvent selon des procédures particulières. D’un autre côté, comme le martelait Mme Johanna Gapany tout au long de sa campagne victorieuse pour le Conseil des Etats, nul n’est propriétaire de son siège, si ce n’est le peuple qui vous envoie: les exemples d’élus évincés lors des récentes élections fédérales sont là pour en témoigner. La même règle s’applique par analogie pour l’élection au Conseil fédéral. Or certains considèrent que le siège du chef du département des Affaires étrangères au sein du collège gouvernemental est en train de vaciller. La télévision et une partie de la presse alémanique s’en donnent même à cœur joie sur ce thème.

Les Verts, forts de leur succès électoral le mois dernier, estiment faire jeu égal avec le Parti libéral-radical et envisagent de revendiquer un de ses sièges au Conseil fédéral. Ils ont jeté leur dévolu sur le fauteuil de M. Ignazio Cassis, en raison du bilan décevant de son action, qui le rend plus vulnérable. Qu’en est-il vraiment?