Le 6 octobre, Stéphane Mitchell publiait dans ces colonnes une opinion intitulée «Modification de l’indication du sexe facilitée à l’état civil: il faut un débat public». Ce texte, outre qu’il démontre une grande ignorance de son autrice sur les questions trans**, pose la question de savoir s’il faut débattre publiquement des droits d’une minorité de personnes à être correctement traitées par la société. Selon l’autrice, la nécessité d’un débat public serait liée au fait que l’inscription du genre à l’état civil toucherait «des sujets aussi sensibles que la médicalisation d’enfants en développement, les droits des filles et des femmes dans une société qui reste inégalitaire, ainsi que la définition légale du sexe (qui, selon le projet de loi helvétique, ne serait plus défini par le sexe biologique mais par une «conviction intime»).