«Marxistes verts», «écofascisme», «ayatollahs de l’environnement», «hystérie» ou «dictature climatique»: à l’approche des élections fédérales, la droite anti-étatiste multiplie les qualificatifs pour disqualifier l’écologie au nom des sacro-saintes libertés individuelles, convoquées dans un réflexe quasi pavlovien. Il y a urgence à dénoncer une mystification intellectuelle et une imposture historique, à défaire un amalgame sémantique et à prôner une régulation en faveur de l’ensemble du vivant.