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Dans les mains de l’international basque Xabi Alonso, ce lundi à Nyon, le tirage d’enfer.
© Fabrice Coffrini/AFP

Revue de presse

«Le FC Bâle ne se laissera pas bouffer tout cru par Manchester City»

Quoi qu’il arrive, avec très probablement une défaite des Rhénans en février prochain, les médias et la Toile jugent que le huitième de finale de Champions League décroché lundi sera très prestigieux

On ne peut pas dire qu’ils ont été «vernis au tirage», les Rhénans, comme l’écrit Le Matin. Mais en même temps, on peut difficilement concevoir adversaire plus prestigieux. Le FC Bâle affrontera donc Manchester City en huitièmes de finale de la Ligue des champions en février et mars prochains. De plus, «les Bâlois disputeront le match aller à domicile», ce qui n’est jamais un avantage. Mais bon, le sport – et le foot en particulier – étant ce qu’il est, c’est un «très bon tirage […], le meilleur qui soit! Bâle n’a pas peur de ce genre de défi, je dirais même qu’il en redemande», juge un internaute du quotidien orange. Raphaël Wicky, son manager, «doit être content. Enfin, je l’espère.»

Lire aussi: Marco Streller: «Manchester City, c’est ce qui se fait de mieux»

Les Bâlois seront face à «l’une des meilleures équipes du continent» – beaucoup disent même «actuellement la meilleure du monde» – «souverain leader du Championnat de Premier League». Sous la conduite de Pep Guardiola pour la deuxième saison, cette redoutable équipe présente «un des jeux les plus spectaculaires et les plus efficaces» du moment, elle «se balade avec 46 points en 16 matches. Elle a remporté 2-1 dimanche le derby contre Manchester United et compte désormais 11 points d’avance au classement». Autant dire que c’est l’Everest à franchir, comme le pense le spécialiste de la RTS:

D’ailleurs, les Manchester Evening News (MEN) pensent qu’avec un tel adversaire, Man City est désormais le «nouveau favori de la Champions League», compte tenu des autres matchs prévus, où se rencontrent quelques cadors qui «diminuent ainsi dramatiquement leurs chances». Pensons à l’explosif Real-PSG ou au très sérieux Chelsea-Barça. En attendant, les «Blues» n’ont jamais rencontré les Bâlois, mais le journal mancunien considère ces derniers comme des «outsiders», et ses internautes disent «merci à Madame la Chance» pour ce tirage qui est «le meilleur possible» et ne fait pas perdre le sourire à ce rédacteur du Sport-Center de Tamedia:

«Sans mépris pour nos amis Suisses, cela devrait nous convenir», enchaîne un correspondant des MEN, et ces deux matchs devraient restaurer «un peu de fierté mancunienne» après le 1-0 encaissé par United le 22 novembre dernier au parc Saint-Jacques. De quoi faire dire à d’autres commentateurs de l’article que ce fut «un désastre» et qu’il faudra tout de même se battre, «même si le dieu du football garde un œil sur City». Sur Twitter, on invoque d’ailleurs assez souvent le ciel. Quelques fans des autres équipes qui participaient au tirage au sort émettaient des prières d’un type qui ne fait pas honneur aux Rhénans:

Cela n’a pas empêché les internautes de faire contre mauvaise fortune bon cœur sur la page Facebook du club alémanique. «Ce seront deux matchs passionnants; indépendamment du résultat, c’est TOP; nous sommes très fiers de vous», dit l’un. Tandis que beaucoup se réjouissent de «faire de sacrées bombes» en ce mois de février qui coïncidera avec le carnaval de Bâle et les Jeux d’hiver en Corée du Sud.

Les lecteurs de 20 minutes font également dans le genre positif en décrétant que: «1. Ce n’est pas la meilleure équipe du monde; et 2. Bâle n’est pas encore éliminé. Hop, Basel, avec vous, tout est possible et continuez à faire taire les médisants qui prétendent que notre championnat ne vaut pas un clou.» «A la place des Bâlois, je préférerais un beau match de gala contre City devant des millions de téléspectateurs, tout donner sur le pré et perdre avec les honneurs que de perdre contre Besiktas dans un quasi-anonymat», écrit l’un d’entre eux.

«Un miracle toujours possible»

«Quel pied! Qu’aurait-il pu arriver de mieux?» s’exclame d’ailleurs la Basler Zeitung. Dans ce quotidien également, les commentaires d’internautes sont très nombreux, entre fierté d’affronter «une équipe aussi prestigieuse» et l’espoir d’un «miracle toujours possible». «Les petits Suisses» en montreront à ces prétentieux d’Anglais jugeant que City les «bouffera tout crus avant même le petit-déjeuner».

Sur la page Facebook du club britannique, de nombreux internautes espèrent de leur côté que Guardiola «ne sous-estimera» pas cette équipe helvétique, comme beaucoup de fans mancuniens «le font ici même», jugeant que les jeux sont déjà faits, à l’instar de ce «goodbye Basel! We will beat u home & away!!».

Mêmes craintes dans Le Nouvelliste, où l’ancien international Johann Lonfat estime que «ce sera très compliqué», cette forme de «grand écart». Malgré tous les obstacles, «Bâle devra tout de même tenter de déceler une petite faille dans le jeu de City. Honnêtement, je n’en vois pas beaucoup… Je donne 5% de chances aux Rhénans de se qualifier pour les quarts de finale», dit-il.

«Quitte à subir la tempête»…

«Le FC Bâle tire du (très) lourd» titrent de leur côté la Tribune de Genève et 24 heures mais sans la parenthèse pour le quotidien vaudois. Tous deux pensent que les Bâlois veulent «croire en leur capacité à renverser ce géant d’Europe», […] pour enfin savoir ce que l’on vaut, quitte à subir la tempête». Mais «pour les «Rot-Blau», les teintes qui se dessinent à l’horizon ne sont pas noires» et l’obstacle «s’annonce autrement plus pimenté que s’il s’était agi des Turcs ou des Italiens. Le défi qui se présente aura l’accent anglais doublé de très sérieuses intonations barcelonaises insufflées par un Josep Guardiola qui parvient gentiment mais très sûrement à transposer sa philosophie catalane dans la grisaille mancunienne.»

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