Revue de presse

Le FC Barcelone a vécu «un film d’horreur» mardi soir à Liverpool

Sensationnelle «Redmontada» à Anfield! Les médias parlent d’un match pour l’Histoire après avoir assisté à «l’impensable»: l’élimination du Barça de la Ligue des champions

Un, deux, trois et quatre. Quel match, grands dieux! «A l’instar du FC Barcelone en 2017, de l’AS Roma en 2018 et de Manchester United cette saison», Liverpool en «rêvait aussi», lit-on sur le site FootMercato.net: sur son terrain d’Anfield mardi soir, Liverpool a fini par battre Barcelone par 4 buts à 0 et s’est ainsi qualifié pour la finale de la Ligue des champions pour la deuxième fois consécutive. Pourtant, les Reds avaient été étrillés 3-0 au match aller. Ils joueront donc la finale à Madrid contre Tottenham ou Ajax Amsterdam, qui s’affrontent ce mercredi soir aux Pays-Bas.


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Autant donc dire que la presse sportive espagnole, ce mercredi, n’est pas tendre avec l’entraîneur du Barça, Ernesto Valverde, que «le désastre d’Anfield porte au bord de l’abîme», selon le quotidien Marca. Lequel parle aussi d'«échec historique» sous cette photo, qui est la plus représentative de cette «remontada à l’envers». Un Lionel Messi effondré par la «catastrophe», à l’issue d’un match pas spectaculairement beau mais avec au moins un très joli centre du Suisse Xherdan Shaqiri:

«Pour le Barça, cette élimination est un tremblement de terre», aux yeux du site belge 7sur7.be. Pour Valverde aussi, confirme-t-il: «Arrivé en 2017 pour prendre la succession de Luis Enrique, l’entraîneur espagnol a certes remporté deux fois la Liga mais il reste sur deux échecs cuisants en Ligue des champions: d’abord la débâcle face à l’AS Rome en quarts de finale l’année dernière (victoire 4-1 à l’aller, défaite 3-0 au retour)», puis ce séisme. «Même s’il a rempilé jusqu’en 2020, ce nouveau camouflet sur la scène européenne pourrait bien le fragiliser sérieusement. Son football pragmatique, moins flamboyant, est très loin de convaincre tout le monde. Alors Valverde, stop ou encore?»

Comme «un film d’horreur», renchérit As, qui a fait le tour de la presse en signe de résilience à venir, comme si la crise politique catalane n’était déjà pas suffisamment traumatique aux abords de Camp Nou. Et comme c’est «l’impensable» qui s’est joué là, les médias du monde entier parlent de ce «résultat pour l’Histoire», de ce «cauchemar» en Espagne. Olé, par exemple, le prestigieux média sportif d’Argentine – patrie de qui l’on sait – évoque «le coup d’Etat du siècle», ourdi par un Liverpool qui a réalisé «l’impossible», «contre le meilleur des meilleurs clubs» et «contre toute attente»: c’est «immense, miraculeux, unique, génial».

Outre-Manche, le Guardian célèbre cette «nuit au sommet», ce «come-back épique» et l'«un des plus grands exploits de l’Histoire à Anfield». Pour le quotidien britannique, «cela indique également que Barcelone est entré dans une série noire». Ainsi, les Catalans «sauront maintenant ce que c’est que d’être de l’autre côté de la barrière». Et les Reds, eux, ce que c’est que de rentrer dans le cercle des «immortels», renchérit le Sun, après cette soirée que le magazine allemand Kicker qualifie de «parfaite folie» qui a mis en transe un célèbre basketballeur américain:

Le site FranceFootball.fr aligne aussi les adjectifs: «Inimaginable, sensationnel, légendaire.» Pour un match qui «restera sans contestation dans l’histoire du football». Et d’évoquer cette «claque de Messi et du Barça» à l’aller. Avec cette fois, «Mohamed Salah et Roberto Firmino forfaits et en tribunes», «tous les signaux étaient franchement négatifs côté Liverpool pour croire en une remontada. Même Jürgen Klopp semblait résigné en conférence de presse, mais le coach allemand espérait que ses hommes sortent avec les honneurs. Ils ont fait bien plus que ça.» De quoi susciter des débats musclés:

«C’est un exploit majuscule» pour L’Equipe, qui n’est pas moins louangeuse. «Anfield a chanté, fort, très fort, son amour, sa fierté et son incrédulité devant ses héros […]. Les yeux embués et le sourire jusqu’aux oreilles, […] les hommes de Jürgen Klopp ont réalisé l’impossible: renverser la meilleure équipe d’Europe […] du meilleur joueur du monde.» Même impression pour le site Football365.fr: «Il fallait être un peu fou, voire complètement cinglé pour y croire. Mais Liverpool est un club de barjots. De fantastiques tarés! Alors ils l’ont fait.»

Radio France internationale parle aussi d'«une demi-finale d’anthologie»: «Ce Barça, si impitoyable d’ordinaire, ce bulldozer qui pensait tout gagner cette saison, n’a pas su réagir. Les remplacements d’Ernesto Valverde n’ont rien changé. Lionel Messi n’a pas eu l’étincelle habituelle. Un an après avoir déjà subi un échec terrible […] en quarts de finale […], le géant catalan a vécu un nouvel enfer en Angleterre. […] Une défaite inimaginable. […] L’hymne You’ll Never Walk Alone a pu retentir à la fin du match pour fêter les héros de Liverpool», comme en 2013:

Le Sport-Center de Tamedia fait remarquer pour sa part que «Liverpool n’est que la 3e équipe de l’histoire à se qualifier pour une finale de Coupe d’Europe en remontant un retard de 3 buts concédé à l’aller. Avant lui, le FC Barcelone avait cédé à Göteborg 3-0, avant de passer la rampe aux tirs au but en 1986. Avant, le Panathinaïkos avait été dominé 4-1 par l’Etoile Rouge de Belgrade, avant de se qualifier lui aussi aux penalties. C’était en 1971…» Et ça rappelle aussi bien des choses à cet internaute:

La palme du titre le plus original revient enfin au site SoFoot.com: «Chérie, j’ai rétréci Lionel.» Le héros d’hier «a coulé comme le reste de son équipe. C’est pourtant dans ce genre d’affiche, lorsqu’il voit ses partenaires sombrer, que le quintuple Ballon d’or se doit de montrer l’exemple. Mais comme à Rome l’an passé, il n’en a rien été. […] Il paraît évident de douter de la capacité actuelle de l’Argentin à être un véritable leader dans les matchs qui tournent mal.»

Et l’on remet le couvert ce soir…

Mais ce n’est pas fini, avertit Le Point: «Dans l’autre demi-finale retour de la plus prestigieuse des compétitions européennes, toutes les hypothèses restent plausibles. Si l’Ajax a pris une petite option en s’imposant en Angleterre (0-1 au match aller), les Spurs espèrent bien contrecarrer les plans de la jeune garde amstellodamoise. Qui remportera le duel des outsiders?» Réponse ce mercredi soir dès 21 heures.


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