Après une première série de débats consacrés à la justice internationale, une deuxième aux addictions; et une troisième à l'Afrique, place à la sécurité, thématique coordonnée par Noémie Roten, co-autrice de l'Initiative populaire fédérale «Pour une Suisse qui s’engage (initiative service citoyen)»

Notre dossier: Comment la sécurité doit changer au XXIe siècle

Le 21 juin, l’Académie militaire et le Center for Security Studies publiaient un sondage qui dépeint une population suisse au niveau de pessimisme face à l’avenir au plus bas depuis huit ans. Le soutien des personnes sondées à la neutralité s’effrite et un quart de la population accepterait désormais un rapprochement avec l’OTAN. Cela pourrait bien être un changement de paradigme dans la tradition sécuritaire suisse. Le contexte l’explique aisément. Si la pandémie de Covid-19 a fortement ébranlé nos sociétés – qui avaient perdu le sens du danger face aux maladies – l’invasion de l’Ukraine par les troupes russes a fini de saper la confiance des populations dans un avenir serein et pacifique.