Remettant le prix «The Best» à Lionel Messi le 23 septembre dernier à Milan, le président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Gianni Infantino, déclarait: «Nous devons dire non au racisme, sous quelque forme que ce soit. Non au racisme dans le football, non au racisme dans la société. Nous devons mettre fin au racisme une fois pour toutes.»

La veille, le match de championnat italien entre l’équipe de Sassuolo et la Fiorentina avait dû être interrompu à la suite d’insultes racistes proférées à l’encontre du joueur Alfred Duncan. Plus tôt, Romero Lukalu de l’Inter avait subi le même sort à Cagliari, de même que Franck Kessie, joueur du Milan AC. Le problème est loin d’être limité à l’Italie. Au cours des mois qui ont suivi, les cas de racisme lors de matchs de football se sont régulièrement manifestés, notamment en Grande-Bretagne, où la Professional Footballers Association a déploré en décembre dernier «l’augmentation» du problème.