En amont de la conférence Building Bridges, qui aura lieu du 29 novembre au 2 décembre à la Maison de la paix, à Genève, Le Temps confie ses espaces dévolus aux opinions à Lore Vandewalle, professeure associée au département d’économie de l’Institut de hautes études internationales et du développement, qui a réuni une série de tribunes autour de la finance durable.

Bien évidemment, la lutte contre le réchauffement climatique doit s’amplifier, et vite. Ce qui est très encourageant, c’est que les opinions publiques en sont désormais largement convaincues. Mais il y a aussi des raisons d’être inquiets. Cette quasi-unanimité est devenue incantatoire. C’est à qui se déclare le plus déterminé à faire quelque chose de bien pour la planète. Par exemple, depuis quelque temps, dans leur grande majorité, les publicités vantent explicitement les vertus écologiques des produits qu’elles promeuvent. La conscience climatique est devenue un argument de vente. Cette banalisation est dangereuse, parce qu’elle crée l’illusion que les bonnes intentions vont réussir. Les gouvernements n’en font pas assez? Eh bien, nous les citoyens, nous prenons les choses en main! Mais savons-nous au moins si ça peut être vraiment utile?