En amont de la conférence Building Bridges, qui aura lieu du 29 novembre au 2 décembre à la Maison de la paix, à Genève, Le Temps confie ses espaces dévolus aux opinions à Lore Vandewalle, professeure associée au département d’économie de l’Institut de hautes études internationales et du développement, qui a réuni une série de tribunes autour de la finance durable.

«Quand on associe les femmes à la finance durable, quelque chose se produit», déclarent les cofondatrices de Women in Sustainable Finance (WISF), une organisation née de ce constat. WISF, dont l’objectif est simple – associer davantage de femmes à l’intérêt grandissant pour la finance durable –, a été lancée à Zurich en 2019, lors de la Journée internationale des droits des femmes. Karina Storinggaard, la pionnière du Gender Lens Investing (GLI), c’est-à-dire le fait de concevoir une stratégie d’investissement permettant de réduire les disparités entre les femmes et les hommes, y avait prononcé un discours passionné sur l’utilité du capital. Fort de plus de 1800 membres à travers le monde, WISF ambitionne de faire évoluer le secteur financier afin de rendre les capitaux profitables pour toutes les espèces vivantes de la planète, en s’adressant principalement aux femmes.