En cette fin de mois de septembre, chacune et chacun est suspendu à l’annonce de la forte hausse des primes d’assurance maladie prédite comme inévitable. Comme réponse à cette augmentation, les discours politique et médiatique dominants n’évoquent qu’une seule piste: «endiguer» les coûts. Cette unique réplique permet habilement d’éviter de parler de trois informations importantes: (1) l’îlot de cherté suisse s’applique également aux coûts de la santé en Suisse, qui sont élevés en comparaison internationale, mais pas plus que d’autres secteurs de l’économie; (2) l’augmentation des coûts n’est pas une spécialité suisse. Elle s’observe dans tous les pays européens (graphique 1) ; (3) la spécialité suisse tient au fait que nous payons le même montant de prime d’assurance maladie que l’on gagne modestement ou très bien sa vie. C’est sur ce dernier point que nous devons absolument agir, car il est bien là, le mal de notre système de santé.